Que savons-nous du monde
(Recueils de poésies)

Ce recueil de poésies est le premier fruit d'une collaboration avec Marie, poète rencontrée sur le Net. Les interrogations posées interpellent chacun d'entre nous, et les réponses sont motivées par nos expériences personnelles mais aussi par l'espoir.
Bonne lecture des extraits ci-dessous !
Attention : ce recueil n'est plus disponible en version papier, uniquement en numérique.
EXTRAIT DU RECUEIL
IL VA ENCORE PLEUVOIR
Il va encore pleuvoir
Et le soleil rira de mes paupières
Alourdies de nuages noirs
Tombe une larme tombe un cri
Main tendue vers le ciel
Il va encore neiger
Et les spasmes du cercle jaune
Aveugleront le métronome des cils
Tombe le blanc tombe le néant
Nez privé des sourires chantés
Il va encore grêler
Et les rayons de mes doigts gelés
Se moqueront détournant leurs faisceaux
Tombe un silence tombe un tremblement
Lèvres palpitantes de pourquoi
Combien d’océans de détresse
Dans une perle d’âme
Creusant le sillon des futures amertumes ?
Combien de montagnes essoufflées
Dans l’oppression des poitrines ?
Combien de ravins exténués
Aux fissures des secondes à venir ?
Il ne pleuvra pas sur mes regrets
CRIME CÉLESTE
Le pers de ta souffrance ignore l’horizon.
Le ciel est peint, ce soir
D’une flamme tragique.
Et tel un encensoir
Mon cœur est nostalgique.
Je déchire au cutter
Le blanc des faux nuages
Me nourrit de leur chair
Me fait anthropophage !
Le sang de leur douleur
Me plaît et me contente,
J’aime leur cri, leur peur,
Leur regard d’épouvante !
Le pers de ta souffrance ignore l’horizon.
Le pourpre confondu
Affiche sa magie
Ses bras se sont tendus
Goûtent l’hémorragie…
Un pourpre qui fait mal,
Tant il est le complice
D’un amour anormal
Car jugé sur le vice.
Je rage, avale, mords
Au creux de la nuée
J’entends le cri si fort
D’une âme exténuée…
Le pers de ta souffrance ignore l’horizon.
Le disque tombe, lourd,
Dans la ligne meurtrie ;
Le drap couvre le jour
D’une bâche ahurie
J’éclabousse de sang
Le rayon de la lune
Qui se fait pleine et sent
L’air de mon infortune…
J’ai tué la candeur
D’un nuage de flammes
Alors pourquoi ce pleur
A-t-il noyé mon âme ???
Le pers de ta souffrance ignore l’horizon
J’ai trop d’amour en moi qui chasse la raison.
